Chers tous,

Petit Gaspard est hospitalisé depuis mercredi pour une grosse rhino, à l'hopital de Garches. 

Il est perfusé d'antibios pour lutter contre le virus qui s'est logé chez lui. Benoit et moi passons nos journées, en alternance, prés de lui. 

Il comate et n'est pas trés présent. Il se bat comme un petit chevalier. 

Les soignants sont prévenants, il est entouré.

Sa conscience est altérée par la fièvre, et je me demande depuis hier, si mon petit garçon se rend compte de notre présence. Pour la première fois de sa vie, je ne suis pas sure qu'il réalise ce qu'il se passe et que nous sommes là. J'use de stratagèmes pour qu'il ne perde pas contact avec moi, par des massages, des paroles, de la musique, des caresses, qui ne peuvent que le rassurer.

Depuis hier matin, j'exerce le don de la maternité complètement et entièrement. J'ai confié mon fils à Dieu, depuis un an à présent, et cela n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui. Gaspard ne m'appartient pas. En le voyant si loin dans ses étâts de veille et de sommeil, j'en suis pleinement consciente.

Merci à ma tendre amie d'être venue, aujourd'hui, soulager une matinée et un déjeuner, où le temps passe bien longuement auprés de son chevet.

Bien longuement, et, en même temps, entrecoupé de visite du personnel et des médecins. 

Gaspard a besoin d'être aspiré chaques instants. La sonde est donc devenue ma meilleure copine.

Je ne manquerai pas de vous donner des nouvelles ici pour palier, pardonnez-moi, au manque de réponses à vos messages si doux, si bénéfiques.

On vous embrasse tous et continuez, s'il vous plait, à prier pour Gaspard. Que Sa volonté soit faîte.